Les ‘’affaires’’ continue. Un sénateur et ex-maire condamné.

Des « faits d'une gravité extrême » et « un comportement déplorable » : le tribunal correctionnel de Nanterre a eu des mots très durs jeudi pour le sénateur  Philippe Kaltenbach*, qu'il a condamné pour corruption passive à deux ans de prison, dont un ferme, au-delà des demandes du parquet. L'ancien maire de Clamart a été reconnu coupable d'avoir accepté de l'argent liquide de la part d'un de ses adjoints, contre une promesse d'attribution de logement social. Il a également été condamné à une inéligibilité de 5 ans et 20 000 euros d'amende.

L'élu, qui nie les faits, a indiqué qu'il allait interjeter appel. « Je suis victime d'un coup monté visant à me salir et à m'éliminer politiquement. Je n'ai jamais touché d'argent en échange d'un quelconque avantage ou d'un appartement », a-t-il affirmé. (Le Point)

 

*Membre de la commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et d'administration générale .Vice-président de la délégation sénatoriale à la prospective . Membre du groupe socialiste et républicain

 

 

 

 

 

Alors Bernadette !! Votre frère occupe un HLM parisien ?

Jérôme Chodron de Courcel occupe un bel appartement social dans le 4e arrondissement de Paris. Dans ce quartier  de Paris, « les grands appartements et de tailles moyennes se louent sur le marché privé à environ 31 euros le mètrecarré  soit environ 1 500 euros pour 48 mètres carrés», selon un  agent immobilier du quartier .

 Les locataires de ce bâtiment du parc de logements sociaux de la Ville de Paris sont loin de débourser cette somme. Leurs loyers se tiennent dans une fourchette de 11 à 15 euros par mètre carré (charge non comprise) soit 720 € pour 48 m2.

 Et de citer Paul Chrétien-Audruger " Les régimes passent . Les abus restent ............."

L'ex-ministre Yamina Benguigui prochainement jugée en correctionnelle.

Alerté par la Haute Autorité pour la transparence de la vie politique, le parquet de Paris avait ouvert une enquete préliminaire début Avril.

Deux jours plus tôt, Yamina Benguigui avait été écartée du gouvernement de Manuel Walls qui succédait à Jean-Marc Ayrault. Elle aurait dissimulé des actions en Belgique d'une valeur de 430 000 euros.

Hollande rompt avec F/ Lamdaoui . Il est "démissionné".

 

Faouzi Lamdaoui, conseiller égalité et diversité de François Hollande, a été entendu mercredi comme témoin à Nanterre dans le cadre d’une enquête préliminaire sur une fraude fiscale présumée commise par deux sociétés, selon une source proche du dossier. Faouzi Lamdaoui, qui a été chef de cabinet de François Hollande durant sa campagne présidentielle, a été entendu pendant trois heures mercredi par les policiers de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (Oclciff), selon cette source.

Selon L’Express, qui a révélé cette enquête, les policiers soupçonnent d’éventuels «recel d’abus de biens sociaux» et «fraude fiscale». Faouzi Lamdaoui est soupçonné d’avoir été le gérant de fait de deux sociétés, Alpha Distributions et Alpha (devenue Cronoservice), aujourd’hui radiées du registre du commerce.

Cette procédure est un nouveau rebondissement, ajoute l’hebdomadaire, d’un vieux différend qui opposait Faouzi Lamdaoui et un ex-chauffeur de François Hollande, Mohamed Belaïd. Avant la présidentielle, Mohamed Belaïd avait notamment porté plainte pour travail dissimulé contre Faouzi Lamdaoui. Cette plainte avait été classée sans suite par le parquet de Paris.

Très proche collaborateur de François Hollande avant son arrivée à l’Elysée, Faouzi Lamdaoui a ensuite été nommé conseiller à l’égalité et à la diversité auprès du président.

 

 

Encore une autre !

Kader Arif a démissionné le 21 novembre dernier après avoir été visé par une enquête préliminaire sur des soupçons de favoritisme. Le proche de François Hollande est soupçonné d'avoir influencé l'attribution de marchés entre le Conseil régional de Midi-Pyrénées et AWF Music (liquidée en mai 2014), puis AWF. En outre que par le frère de Kader Arif, ces sociétés ont été fondées par sa belle-sœur et ses neveux. L'enquête a été dépaysée et est désormais entre les mains du Parquet national financier .

Bravo à nouveau Médiapart.

Ethique politique.

La chute de confiance.

La crise de confiance s'est installée durablement entre les citoyens et les hommes politiques.L'intérêt personnel, plus fort que l'intérêt général ?

 La principale explication est à chercher du côté des pratiques qui, si elles ne relèvent pas de la corruption au sens strict, constituent autant d’entorses à l’éthique, des entorses de plus en plus intolérables aux yeux des Français : conflits d’intérêts, lobbying opaque, pantouflage, décisions plus motivées par des intérêts privés que par l’intérêt général. La crise que traverse l’UMP   en est un bon exemple : certains responsables politiques semblent davantage mus par des intérêts personnels, des intérêts partisans ou encore des intérêts économiques que par l’intérêt général. Enfin n’oublions  pas les affaires de marchés publics truqués, de décisions locales d’urbanismes biaisées et autres favoritismes qui minent, dans certaines régions, la vie politique locale .

L’abstention massive aux différents scrutins est à ce niveau, un signal pertinent du taux de confiance des citoyens dans leur classe politique puisque dans le système démocratique, le vote est le vecteur principal de la démocratie. La baisse continue de la participation, depuis la première élection au suffrage universel du Parlement européen en 1979, démontre la défiance, l’incompréhension, voire la déconnexion entre le peuple et ses représentants.

Le décrochage est évidemment très net notamment dans les classes populaires. Certains ne votent pas ou plus parce qu’ils considèrent que leur vote ne sert à rien. Ils se sentent méprisés, exclus avec des fins de mois difficiles , victimes de ce naufrage social.

C’est une bien triste réalité oubliée des parlementaires et du chef de l’Etat .

A  lire ‘’ pour un Parlement Francais exemplaire ‘’; www.transparency-france.org

Brèves en Avignon.

L’adjoint au maire d’Avignon mis en examen dans le cadre d’une enquête sur 100.000 euros de billets maculés remis à la Banque de France, s’est vu retirer jeudi l’ensemble de ses délégations, a indiqué le maire de la Ville.

Le sexagénaire qui est aussi président de la fédération du Nouveau centre du Vaucluse, a été mis en examen mercredi pour «recel de biens provenant d’un vol et blanchiment» et placé sous contrôle judiciaire

Ancien adjoint aux Finances de l’UMP Marie-José Roig, il avait perdu cette délégation en 2009, notamment après avoir été touché par une affaire de travail illégal (dans son restaurant d'Avignon). Toutefois, il est resté adjoint sans délégation, maire de quartier "Nord-Rocade". Mars 2011, il s'était présenté (sans succès) aux élections cantonales avec l'étiquette "Divers droite. (Vaucluse matin)

Et ensuite ?

Marie-Josée Roig, ex- maire UMP d'Avignon et ancienne ministre de la Famille de Jacques Chirac, a salarié son fils en tant qu'attaché parlementaire auprès d'elle alors qu'elle était députée du Vaucluse, de novembre 2007 à août 2012, d'après l'hebdomadaire du Dauphiné

Jean-Christophe Roig aurait occupé ce poste en toute légalité durant 1766 jours pour un salaire de 5 208,99 € bruts  mensuel mais la nature de son travail reste incertaine.

Affaire suivante ……………… !

Le maire de Roquebrune-sur-Argens (Var) a été condamné à 5 ans d’interdiction de droits civiques et 20 000 euros d’amende pour détournement de fonds publics, pour avoir notamment abusé de l’utilisation de cartes d’essence de la commune. Le tribunal correctionnel de Draguignan a suivi à la lettre les réquisitions prononcées à son encontre le 9 juillet, lors d’une audience où l’élu, en vacances au Canada, n’avait pas comparu malgré sa convocation.

Affaire suivante ………….. !

Et après cela , comment voulez-vous que les citoyens aient confiance en leurs élus. Il y a un sentiment de dégoût de plus en plus important chez les Français. Leur colère se manifeste largement dans les urnes.  

Euro-millions à l'Assemblée Nationale.

Le groupe parlementaire UMP a prêté à son parti 3 millions d’euros tirés de sa dotation à l’Assemblée nationale, peu après les élections législatives de 2012 et sans que ses membres soient au courant, a indiqué samedi à l’AFP son président Christian Jacob, confirmant une information de Mediapart.

Tous complices . Comment voulez-vous que les citoyens vous confient les clés de l’élyzée avec le carnet de chèque et Air Sarko-One ?

A nouveau merci aux journalistes qui font ce nécessaire travail d'investigation .

JLS